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Kelly YOUGA: « La Centrafrique a une équipe pour aller à la CAN ou au mondial »

Après avoir été formé à l’olympique lyonnais et avoir passé un peu moins d’une dizaine d’années en Angleterre, le défenseur international centrafricain Kelly YOUGA alias « Y3 » s’est envolé pour la Chine afin de s’engager avec le club Qindao hainui.

Dorénavant débarrassé de ses pépins physiques à répétition, Kelly est enfin revenu à son meilleur niveau avec une faim de loup, prêt à tout démolir sur son passage.

Le latéral gauche des fauves se livre pour les lecteurs de centrafriquefootball.cf dans un long entretiens dans lequel il parle de sa carrière, de son avenir, de l’équipe nationale et aussi de la crise que connaît la Centrafrique depuis plus d’un an.

Centrafriquefootball.cf:  Bonjour Kelly, après la France où tu as grandi et été formé et de nombreuses saisons en Angleterre, te voilà aujourd’hui en Chine. Peux-tu nous expliquer les raisons de ce choix ?

YOUGA Kelly:  Après ma formation à Lyon, j’ai directement signé en Angleterre à Charlton où toutes mes saisons ont quasiment toutes été bonnes jusqu’à une grosse blessure qui m’a freiné et j’ai eu beaucoup de mal à revenir par la suite. La Chine est un bon tremplin pour moi pour retrouver la compétition et la forme, c’est principalement ce qui a justifié mon choix étant donné qu’en Angleterre les coachs ne me donnaient plus cette chance de jouer et vu que l’âge aussi avance, la Chine s’avère être un bon plan pour retrouver la compétition régulièrement week-end après week-end sachant qu’ici en Chine ils aiment mes qualités et mon football. Mon choix est un choix sportif d’abord.

CF: Comment s’est passé ton adaptation en Chine sur le plan footballistique et dans la vie de tous les jours ?

YK: Le football en Chine ne diffère pas totalement de celui de l’Europe et se rapproche du style ibérique, joueurs pas très grands, pas très physique, ça joue au ballon. Le niveau ici est élevé avec de très bons joueurs très bon techniquement même si c’est léger physiquement. Mon adaptation a été facile vu que je suis aussi un joueur de ballon et que je sais cogner quand il le faut. De plus ici je joue en défense centrale donc avec mon gabarit ça a été assez facile.
Dans la vie de tous les jours, j’ai toujours beaucoup mangé chinois. Je trouve les chinois moins sociable qu’en Europe ou en Afrique, assez réservé mais il faut le comprendre et s’adapter.

CF: En tant que premier international centrafricain à jouer en Chine, encouragerais-tu un de tes compatriotes à y aller ? Si oui, as-tu déjà essayé d’en faire venir ?

YK: C’est une fierté pour moi de représenter mon pays en Chine. La Chine a un bon championnat, pour preuve les équipes chinoises remportent la coupe d’Asie donc j’encouragerais mes frères à venir jouer ici, mais pas dans n’importe quel club car en fonction de là où on va les conditions ne sont pas les mêmes. Beaucoup d’étrangers viennent jouer ici, on y a vu récemment Drogba, Anelka, etc . . . J’essaye de faire venir des joueurs centrafricains, mais ce n’est pas évident vu le nombre limité de joueur étranger par club. Quand je peux aider, j’aide et je ferais le maximum pour les autres.

CF:  Ces dernières années ta carrière avait été ralenti par des pépins physiques, te faisant faire des saisons blanches et rater beaucoup de matchs avec les fauves. Qu’en est-il aujourd’hui ?

YK:  J’ai eu une grosse blessure qui m’a fait perdre on va dire 2 à 3 ans, mais Dieu merci aujourd’hui c’est derrière moi, je retrouve mon meilleur niveau. Ce qui me manquait, c’était de la compétition pour bien revenir, chose que les Anglais ne m’ont pas permis d’avoir, surtout que j’avais des contrats de courtes durées. Je suis vraiment reconnaissant envers l’équipe nationale qui m’a toujours appelé même dans les moments difficiles. Les Chinois m’ont aussi signé parce que je suis internationales et que je faisais des matchs. Je répondrais toujours présent pour l’équipe nationale qui ne m’a jamais laissé tomber.

CF: Avec les fauves justement, vous avez connus une grosse déception au mois de juin avec l’élimination au tour préliminaires des éliminatoires de la CAN 2015 face à la Guinée Bissau. Comment l’expliques-tu ?

YK:   On a tous été énormément déçu par cette élimination précoce. Déjà en Afrique, c’est difficile de gagner à l’extérieur, toutes les équipes ont besoin de leur douzième homme à savoir la ferveur de la foule, sentir le peuple derrière lui. Un des problèmes est qu’on joue à l’extérieur même à domicile et ce n’est pas évident, sachant que le public de Bangui est pour beaucoup dans nos résultats passés. Et aussi il ne faut pas oublier les conditions d’accueil que nous ont réservé les guinéens (pas de terrains d’entraînement, pas d’accueil à l’aéroport, etc . . . ). On ne va pas trop se trouver d’excuse non plus sachant qu’on a pris trois buts en 30 minutes qui nous ont coupé les pieds, même si on a fait un bon match dans l’ensemble. La principale raison est qu’on a manqué de réalisme, ils ont marqué trois buts en trois occasions et nous un but en plus d’occasions. Dans le football faut du réalisme, c’est ce qui nous a fait perdre le match. On a l’équipe pour aller loin, même à la CAN ou au mondial.

CF:  Quels sont d’après toi les changements qu’il serait bon d’opérer pour que l’équipe nationale centrafricaine passe un cap et se qualifie pour une phase finale ?

YK:  Je répète que notre équipe nationale est assez bonne pour aller à la CAN ou au mondial. Nous avons de bons joueurs à tous les postes. Il nous faut plus de concentration et arrêter de prendre des buts faciles. En attaque on doit faire preuve de plus de réalisme. Les conditions de voyage pèsent énormément dans les jambes donc éviter les trop longs vols serait une bonne chose. Et surtout, très important il nous faut plus de matchs amicaux pour améliorer la cohésion sachant que des fois on reste plus de dix mois sans jouer et on a juste cinq jours pour se préparer. Vouloir faire des résultats dans ces conditions relève du domaine du fantastique et de l’extraordinaire. On peut le faire, mais on ne peut pas le faire continuellement, régulièrement.

 

La rédaction de centrafrique footbalIkelly youga titre interview

One Comments

  1. en tout cas j’suis tres content de voir Kelly Youga de reprendre a jouer les matchs dans son club et parmi les fauves, et ce que j ai a vous dire comme Kelly avait dis on a une bonne equipe qui peux nous amener a la CAN au CDM mais il nous faut des match amicaux pour bien preparer cette equipe là, on ne joue même pas aux match amicaux comment l equipe peux s avancer franchement a nos dirigeant doivent bien s occuper a cette equipe et vous verez comment notre equipe national va s avancer. merci!!!!!!!!!!!!!

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