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Interview: Raoul SAVOY: « Je suis un fédérateur »

En contact avec le staff de l’équipe depuis deux ans, Raoul Savoy s’est finalement engagé dimanche soir avec l’équipe nationale centrafricaine de football, les fauves du bas-Oubangui. L’entraîneur Suisse a réservé sa première sortie médiatique pour Centrafrique football pour qui il se livre en exclusivité.

Centrafriquefootball.cf: Bonjour Mr Savoy, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours pour les lecteurs de Centrafrique football ?

Raoul SAVOY: Bonjour, j’ai 41 ans, je suis de nationalité suisse et espagnole, marié et père de deux filles. D’ailleurs mon premier enfant est né au Maroc, quand j’étais en poste là-bas. J’ai débuté ma carrière en Suisse, puis j’ai passé plus de 10 ans en Afrique. En club, au Cameroun, au Maroc et en Algérie et avec les deux équipes nationales d’Éthiopie et du Swaziland. Cette période a également été entrecoupée de deux passages en Suisse. J’ai aussi la chance de parler cinq langues, ce qui est un plus dans ce football désormais très mondialisé.
Centrafriquefootball.cf: Comment les contacts ont-ils été établis avec la fédération centrafricaine de football?

R.S: Les contacts existent depuis environ deux ans. A plusieurs reprises, nous avions discuté de cette possibilité. Mais pour diverses raisons, cela n’avait pas abouti. Puis, la semaine dernière, nous avons pu trouver un accord de principe qui s’est confirmé dans la soirée de dimanche dernier.
Centrafriquefootball.cf: Vous a-t-on fixé des objectifs précis?

R.S: Pour le moment, nous parlons du match amical du 8 octobre prochain contre le Maroc à Marrakech. A la suite de cette rencontre, nous parlerons d’objectifs.
Centrafriquefootball.cf: Que pouvez-vous nous dire aujourd’hui du niveau du football centrafricain?

R.S: Il existe un réel potentiel. Au niveau local et avec les joueurs expatriés. Le peuple a aussi une vraie passion pour ce sport et pour leur équipe nationale. J’ai eu la chance de travailler avec Eudes Dagoulou et il m’a laissé une belle image du footballeur centrafricain. Maintenant, il va y avoir une période de transition, du fait de ne pas participer à la phase de groupe des éliminatoires pour la prochaine CAN. Ce laps de temps doit être utilisé pour remotiver tout le monde afin que les Fauves participent bientôt à une compétition internationale.
Centrafriquefootball.cf: Quelles sont vos ambitions pour l’équipe nationale?

R.S: Imaginez une main avec ces cinq doigts, tous solidaires. Cinq doigts qui pourraient représenter les joueurs, le staff des Fauves, la fédération, les politiques et les supporters. Une poigne de fer pourrait ressortir de cette collaboration. Si on m’en donne les moyens, c’est à cet objectif que je m’attellerai pour que l’équipe nationale revienne à son meilleur niveau. Je suis un fédérateur.
Centrafriquefootball.cf: Que connaissez-vous de l’effectif des fauves?

R.S: Comme je vous l’ai indiqué auparavant, cela fait quelques temps que je suis cette équipe. Je connais les joueurs, évidemment pas tous personnellement, mais leurs pédigrées et leurs parcours respectifs me sont tout à fait familiers.
Centrafriquefootball.cf: Comment comptez-vous imprimer votre style au sein de l’équipe?

R.S: On ne peut pas imprimer un style en 1 mois et sur 1 match. Il faut du temps. Mais, comme en politique, les 100 premiers jours sont extrêmement importants. Pour tracer les bonnes lignes, bâtir des bases solides et pour établir un climat serein et constructif. Dans le même temps, il faut que chacun et plus particulièrement les joueurs, prennent conscience de leurs devoirs et de se mettre au service des Fauves à chaque fois que l’on va les solliciter. Sans les joueurs, on ne pourra pas y arriver. Il faut le maximum de potentiel à chaque sortie.

Centrafriquefootball.cf: La RCA a fait un parcours honorable jusqu’en 2012, qui a fait naître beaucoup d’espoir, mais reste sur 7 matchs sans victoires, l’attente est grande pour le sport le plus populaire du pays, êtes-vous conscient de cette attente?

 R.S: Évidemment. Les attentes sont légitimes car il y a du potentiel. Au même titre que d’autres nations, comme le Togo, qui a le même bassin de population et qui a déjà participé à une Coupe du Monde et qui est régulièrement qualifié pour la CAN. Le parcours honorable jusqu’en 2012 doit nous servir d’exemple mais pas de boulet aux pieds. Il faut remonter les marches une à une, en se concentrant sur l’avenir et non-pas sur le passé. Même récent.

Centrafriquefootball.cf: Un dernier mot pour nos lecteurs ?

R.S: D’abord je les remercie d’avoir pris le temps de lire ce qui précède. Ensuite, qu’ils gardent un œil attentif sur mon travail, qu’ils me soutiennent et qu’ils me jugent objectivement. Étape par étape. Merci.

 

La rédaction de www.centrafriquefootball.cf

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