Ndiki

Interview Martin Ndjiki: « Sica sport vise le titre de champion »

Candidat malheureux à la présidence de la ligue de football de Bangui, le président du club SICA SPORT, Martin NDJIKI n’a pas perdu de sa jovialité. Toujours ambitieux et féru de football, il se dit concentré sur son Club pour lequel il vise le titre de champion cette saison. Dans cet entretien, il a déclaré mettre l’accent sur les jeunes, avenir du football centrafricain.

Centrafriquefootball.cf: Etant président du club SICA SPORT qui évolue en première division, dites-nous si votre club est prêt pour le démarrage du championnat le 31 de ce mois ?

Martin NDJIKI: Je suis prêt depuis que j’ai pris la tête de SICA Sport le 31 aout 2015. J’ai terminé le championnat en beauté en ayant un bon classement dans le championnat passé. Mon club est prêt, mes joueurs ont commencé les entraînements depuis longtemps. Mon club Sica Sport est prêt et avec des ambitions. J’ai déjà pris des contacts avec des joueurs afin qu’ils viennent renforcer l’équipe.

CF.cf: Vous êtes  le candidat malheureux au poste de président de la ligue de Bangui de Football, allez-vous continuer à aider le football centrafricain à avancer en donnant un coup de main au nouveau bureau ?

MN : Il est vrai que dans toute élection quand on ne gagne pas, on est déçu. Par contre je peux dire que je suis sorti grandi de cette élection de la ligue de Bangui. Comme vous le savez, il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées et que j’ai eu la chance de dénoncer pendant mes cinq minutes de parole. J’ai eu beaucoup de coup de fil des gens qui m’ont dit que j’ai un caractère exceptionnel, d’une grande capacité. Même si le jeu a été faussé dès le début, j’ai félicité mon concurrent, je lui ai dit bonne chance. C’est la règle du jeu. Je vais continuer toujours à participer au développement du football centrafricain, déjà avec mon club SICA Sport. Je nourris de très grandes ambitions cette saison, ça je peux vous en assurer, si ce n’est pas le titre, c’est la deuxième place.

CF.cf: Le club SICA Sport forme souvent des joueurs talentueux et d’autres clubs viennent vous en déposséder. Qu’allez-vous faire pour les garder cette saison ?

MN : Quand je suis arrivé à la tête de SICA Sport, j’ai demandé à ce que les textes soient revus. Dans l’ancien texte, il y avait trop de failles, trop de manquements. Je me suis rendu compte que les joueurs faisaient leur volonté. J’ai remis les choses dans l’ordre. Les joueurs doivent jouer, les dirigeants doivent diriger. On évolue maintenant dans un environnement sain. SICA Sport a été effectivement un club formateur, mais il faut dire qu’il faudrait vers d’autres horizons protéger les joueurs. Ça, je n’y manquerai pas, je ne vais pas laisser les joueurs partir très tôt vers d’autres horizons. Je vais les couvrir jusqu’à ce qu’ils deviennent juniors ou seniors, là je saurais qu’ils sont mur pour les grandes compétitions, ils pourront partir parce qu’on ne peut pas retenir les joueurs contre leur gré. J’ai déjà commencé à rencontrer les joueurs. Je vais compléter l’effectif avec quatre ou cinq joueurs d’expérience.

CF.cf: L’école Foot Djimy Yanibada liée par un protocole d’accord a beaucoup formé des joueurs pour SICA Sport mais, est en train de créer son propre club. Est-ce un grand manque à gagner ?

MN : C’est vrai, dans l’ancienne logique effectivement avec l’Ecole de Foot Djimi Yanibada, ça été, je peux dire le fleuron de SICA Sport, maintenant si effectivement il a un nouveau club, il va partir avec les joueurs qui feront partie de son club, il est donc possible qu’il vienne revendiquer les joueurs, ce serait techniquement difficile. Je vais discuter avec lui, ça ce sont des arrangements, je considère qu’il a été pour beaucoup dans l’émergence de Sica Sport avec des joueurs qu’il a formés, il est formateur, il faudrait qu’on en discute pour pouvoir arriver à un meilleur développement du football centrafricain et surtout des joueurs.

CF.cf: Pour finir notre entretien, les Fauves de Bas Oubangui qui ont beaucoup chuté au classement FIFA, sont en quête d’un match amical durant la journée FIFA du mois de mars, et au même moment le championnat va commencer, ça veut dire que si jamais le match amical se confirme, ça se fera sans les joueurs locaux ?

MN : C’est dommage, c’est lié à l’environnement que nous avons connu. Logiquement il faudrait que la ligue discute avec les clubs peut-être la direction technique nationale pour voir à quelle date le championnat peut commencer. Ça sera difficile pour avoir des joueurs aguerris tant que le championnat n’a pas encore commencé. Mais je pense qu’il faut le faire. On va se reposer vers les joueurs locaux qui ont joué la dernière coupe CEMAC avec les résultats que nous connaissons. Ou alors on va se retourner vers la diaspora, il faut s’attendre que les clubs acceptent de libérer les joueurs, même si c’est une obligation. Mais moi je pense que l’avenir de notre football est dans la jeunesse, il faudrait que la fédération fasse en sorte que les fonds qui sont octroyés par la FIFA pour les jeunes soient mis à la disposition d’une sélection cadette. D’ici deux ou trois ans on peut avoir une bonne sélection. Il y a des moments il faut s’arrêter faire une évaluation, voir ce qui n’a pas marché, je pense qu’on peut le faire.

Propos recueilli par Juvénal KOHEREPEDE pour centrafriquefootball.cf

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